Saint Martin Vésubie

St Martin Vésubie occupe une situation privilégiée. A 63 Km au Nord de Nice, cette station climatique de 1150 habitants, s’étale sur une arête rocheuse, à 900 m d’altitude, au confluent de deux vallées, le Boréon et la Madone de Fenestre. Les deux torrents se rejoignent au Sud du village, pour former la Vésubie.

Le site est inséparable de son cadre montagneux : le Gelas, point culminant des Alpes Maritimes (3 143 m) est sur le territoire de la commune. A proximité se trouve un centre de ski de fond en pleine évolution, le Boréon.

Après l’ascension du Cervin et des sommets avoisinant Chamonix, on voit apparaître l’alpinisme en 1879 à St Martin Vésubie.

Le Comte de Cessole en fut un fervent adepte. On comprend que la Haute Vésubie ait reçu le nom de « Suisse Niçoise ».

Ce fut, de tout temps, un carrefour, à 5 Km seulement de la frontière italienne, à vol d’oiseau. On peut l’imaginer comme un relais de distribution du sel. De nos jours, le GR 5, sentier européen de grande randonnée, de la Hollande à Menton, passe par St Martin. Depuis le 12ème et 13ème siècle, époque des Templiers, un lien très étroit a existé entre la France et d’Italie, par le Col de Fenestre. Les pèlerinages d’été (juillet, Août) à la Madone des Fenestre sont des moments de rencontre très importants pour les Français et les Italiens de la région.

A St Martin Vésubie, fifres et tambours se manifestent traditionnellement surtout à l’occasion de la sorte du « Biffou ».

Au Nouvel An

A partir de Minuit, il était d’usage, à St Martin Vésubie, de présenter les vœux à tous les gens du village : « Buon principi d’An ». La veille (St Sylvestre), le Conseil municipal avait désigné, pour cette tâche, deux abbats, un jeune et un plus âgé. Ils étaient accompagnés chacun d’un « Biffou, soit jeune (célibataire) soit vieux (homme marié), habillés, pour la circonstance en arlequins et partant des grelots (cascavelières). Cette coutume accompagnée de la musique fifre/tambour a subsisté jusqu’en 1980.

Au Carnaval

Au son de la musique fifre/tambour, le Biffou masqué fait le tour du village, pour la quête dans les maisons ; à partir de 8 heures du matin.

Il porte un petit sac en forme de bourse qu’on essaie de lui prendre le Biffou saute, donne des coups avec sa « massette », un bâton en bois léger. Pour accomplir cette tâche du « Biffou », on prévoyait un célibataire pour le haut du village, le lundi, et un homme marié, pour le bas du village, le Mardi Gras.

Les anciens disaient : « on ne ferme pas sa porte au curé et au « Biffou » !

Une fois accueilli dans la maison, les jeunes de la rue invectivaient le Biffou : « Avarou, Biffou ». C’était, pour recevoir des hôtes de la maison, noix, bonbons, noisettes qu’on leur jetait…

A Noël

A la messe de Minuit, l’ »offerte » est jouée au fifre, avec l’offrande de l’agneau de Noël.

biffou