Etre dunkerquois…

Carna005Grisaille, pollution, usines, ces stéréotypes des villes du nord de la France reste tenace et colle à la ville. Mais bien moins que de soleil Dunkerque est riche d’ autre chose : le comprendre c’est comprendre notre riche héritage historique, notre passion de la mer et cette joie toujours renouvelée quand arrive début Février la période du carnaval. Carna004Que ceux qui ne sont jamais venus durant le carnaval ne critiquent pas cette fête : ils n’y comprennent rien ! En effet se sentir dunkerquois c’est renfermer un peu de l’âme de la ville de pécheurs, Dunkerque possède une âme, ciment qui chaque année nous rapproche un peu plus. Ce port de la mer du Nord s’est développé autour de la chapelle Notre-Dame-Des-Dunes, construite au VIIe siècle siècle au milieu des dunes de sable (Dunkerque signifie « église des dunes » en flamand). Ville de pécheurs partant 6 mois de l’année pour l’Islande bravant la houle, ville natale de Jean Bart qui repoussera les attaques de toute l’Europe pour envahir cette ville tant convoitée (guerre Franco-Hollandaise de 1672, blocus de Dunkerque et bombardement de 1694 et 1695) ; Jean Bart le héros de notre ville qui sauvera la France de la disette en protégeant les arrivages de blé russe le 29 Juin 1694. Enfin ville de résistance théâtre de l’opération Dynamo qui consista à évacuer vers l’Angleterre 350 000 soldats des troupes alliées, par bateau et par avion, sous le feu de l’armée allemande. Après le seconde guerre mondiale, l’activité maritime végète. Comme malade de perdre ses racines toute la ville fait de même. Mais Dunkerque ne peut supporter cette petitesses et réagit en 1960 avec la construction d’une part d’un bassin maritime parallèle au rivage et long de 6 kilomètres apte à accueillir des navires dont le tonnages augmente sans cesse et d’autre part avec l’implantation d’Usinor qui installe un complexe sidérurgique sur 700 hectares d’une capacité de 8 millions de tonnes d’acier et occupant 10 000 personnes. Aujourd’hui Dunkerque forte de 210 000 habitants (71 000 pour la ville seule) transporte 40.8 millions de tonnes de marchandises (chiffres datant de 1993) ce qui en fait le troisième port français. Et malgré les problèmes économiques qui ont causé la disparition totale de la construction navale en 1987, Dunkerque reste une zone dynamique avec l’implantation d’entreprises aussi bien française (Pechiney) qu’ étrangères (Coca-Cola, Dupont de Nemours…) ou la construction actuellement du grand gazoduc en provenance des pays du Nord de l’Europe et devant approvisionner toute la France Être Dunkerquois c’est plus qu’un terme générique c’est être fier de son héritage de ville de pécheurs toujours aux avants postes de l’histoire de la France. Cette ville passionnante n’offre peut-être pas le soleil mais la chaleur des Dunkerquois est alors d’autant plus préférable.