Paul Hermitte de Signes

paulhermittePaul Hermitte, vétéran des fifres et tambours de Signes (83), fut à l’origine du groupe « Nosto-Damo de Signes » et qui permit le renouveau du fifre et du tambour en Provence.
Paul Hermitte naquit un jour de Noël, en 1911, à la ferme de la Ménarguette. Elevé dans le milieu de l’agriculture, il attrapa néanmoins rapidement le virus de la musique et ce dès l’adolescence en apprenant le piston (trompette).
Il eut l’honneur d’être nommé prieur Saint-Jean en 1935 et Capitaine de Ville pour la fête de la Saint-Jean Saint-Eloi en 1936.
Il partit à la guerre, puis fut retenu en Allemagne pendant trois ans au titre du S.T.O. (Service du Travail Obligatoire). Bien que blessé à la jambe, il continua le S.T.O. mais un peu moins au nord, à Mazaugues.
A la Libération, avec un groupe d’amis : Georges Baumier, Victor Reynard, Ilarion, Aimé Rebuffat, Gaston Reynard, et bien d’autres…, il créa la Lyre Signoise. En 1952, avec l’aide de ses oncles, Victor et Henri Hermitte de Rougiers, l’association des Fifres et Tambours de Notre Dame de Signes fut constituée.
Très proche de Paul Ricard – il fut décoré par ce dernier de la médaille du Mérite Agricole – qui l’appuie, et avec le soutien de l’Abbé Simon, il fonda l’Association de la Sauvegarde et de la Restauration de l’Eglise Saint Pierre, dont il assura la présidence durant de nombreuses années. La Paroisse de Signes lui doit, ainsi qu’à son ami le Père Jean Gougain, de nombreuses animations conviviales et de qualité. Bien que respectueux des lois et de la morale, cela ne l’empêcha pas de s’opposer lors de sa venue au Père Morazzani, débutant en tant curé de paroisse, lorsque ce dernier désira changer le cours des traditions festives signoises. La même confrontation se renouvela lors d’une messe de la Crèche Vivante avec le Père Albertini.
Le 3 avril 1999, Jean Michel et son Conseil Municipal décidèrent de donner son nom, et ce de son vivant, distinction rare, à la Maison des Arts et de la Culture en remerciement de son dévouement pour Signes.
Nous lui devons encore la représentation chaque année depuis 1975 à la Salle des Fêtes, de la plus célèbre pastorale provençale, la Pastorale Maurel avec le concours de M. Moutte.
En reconnaissance de son sens civique, le Préfet le désigna comme son représentant au sein de la commission des élections.
Ce personnage exceptionnel, les pieds « tanqués » dans la bonne terre signoise et la tête pleine d’harmonie, a marqué par son charisme plusieurs générations de Signois mais également bon nombre de personnes, d’amis, bien au-delà des frontières signoises.
Paul, tu nous as quitté ce 28 février 2006 et déjà tu nous manques.

(Source : Bulletin municipal de Signes)